Steve Jobs

Vous devez découvrir ce que vous aimez”

Je suis honoré d’être avec vous aujourd’hui à la cérémonie de remise des diplômes d’une des meilleures universités de la planète. Je n’ai jamais été diplômé d’une université. En vérité, je n’avais jamais été présent à une telle cérémonie. J’aimerais aujourd’hui vous raconter trois histoires personnelles. C’est tout. Ca n’est pas grand-chose, juste trois histoires.

La première histoire parle de liens entre les choses

J’ai quitté le Reed College après six mois, mais je suis resté aux alentours comme un touriste (auditeur sans doute plus précis, mais bon) pendant encore dix huit mois avant de partir définitivement. Alors pourquoi ai-je abandonné l’université ?

Cela a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante, célibataire, qui décida de me confier à une famille adoptive. Elle était intimement convaincue que je devrais être adopté par une famille éduquée si bien que tout fut planifié pour que je sois adopté à ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que lorsque je vins au monde, ils décidèrent soudainement que c’est une fille qu’ils souhaitaient. Si bien que mes parents qui étaient sur une liste d’attente reçurent un appel téléphonique au milieu de la nuit leur demandant : « Nous avons un bébé garçon non attendu ; le voulez vous ? ». Ils dirent : « Bien sûr. » Ma mère biologique découvrit plus tard que ma mère n’avait jamais reçu de diplôme de l’université et que mon père n’avait pas fini son lycée. Elle refusa de signer les papiers d’adoption définitifs. Elle finit par s’y résigner lorsque mes parents promirent qu’un jour, j’irai à l’université.

Et 17 ans plus tard, j’entrai à l’université. Mais je choisis avec naïveté un endroit presque aussi cher que Stanford, et toutes les économies de mes parents, famille modeste, allaient aux frais d’inscription. Après six mois, je ne vis pas l’intérêt de tout cela. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire de ma vie et je ne voyais pas comment l’université allait m’aider à trouver la réponse. Et voila que je dépensais tout l’argent que mes parents avaient économisé jusque là. Je décidai de démissionner en étant persuadé que tout finirait par s’arranger. C’était plutôt effrayant à l’époque, mais avec le recul, ce fut une des meilleures décisions que j’ai jamais prises. A partir du moment même où j’étais parti, je n’avais plus à suivre les cours obligatoires, qui ne m’intéressaient pas, et je commençais à suivre ceux qui me semblaient intéressants.

Ca n’était pas tout rose. Je n’avais pas de chambre, et je dormais sur le sol de chambres d’amis. Je ramenai les bouteilles de Coca consignées à 5 cents pour m’acheter de quoi manger, et je parcourais à pied chaque dimanche soir, les 11 kilomètres à travers la ville pour m’offrir un bon repas par semaine, au temple Hare Krishna. Je l’adorais. Et beaucoup de ce sur quoi je suis tombé en suivant ma curiosité et mon intuition se révéla être de grande valeur plus tard. En voici un exemple :

Le Reed College, à cette époque, offrait peut-être la meilleure formation en calligraphie du pays. Sur le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur les casiers était magnifiquement tracée à la main. Parce que j’avais abandonné le cursus et que je n’avais plus à suivre les cours normaux, je décidais de suivre ce cours de calligraphie pour apprendre comment faire. J’ai appris la typographie des caractères avec et sans empattement J’ai également appris à varier les espaces entre diverses combinaisons de lettres, à comprendre pourquoi une superbe typographie est superbe. Les subtilités pouvaient être d’ordre esthétique, historique ou artistique d’une manière que la science ne peut pas expliquer et je trouvai cela fascinant.

Rien de tout cela n’avait le moindre espoir d’utilité pratique pour ma vie. Mais dix ans plus tard, quand nous concevions le premier ordinateur Mackintosh, tout cela m’est revenu. Et nous avons tout intégré dans le Mac. C’était le premier ordinateur avec une belle typographie. Si je n’avais pas suivi ce seul cours à l’université, le Mac n’aurait jamais eu de caractères multiples et espacés en proportion. Et si Windows n’avait pas copié le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur ne les aurait. Si je n’avais pas tout abandonné à cette époque je ne serais jamais tombé sur ce cours de calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être jamais la merveilleuse calligraphie qu’ils ont aujourd’hui. Bien sûr il aurait été impossible de faire le lien entre ces choses a priori, quand j’étais au collège. Mais cela était devenu très, très clair a posteriori, dix ans plus tard.

Encore une fois, il n’est pas possible de faire le lien entre les choses a priori : vous ne pouvez les relier qu’a posteriori. Il faut donc faire confiance aux choses pour se rejoindre à l’avenir. Il faut croire en quelque chose, vos tripes, votre destin, votre vie, votre karma, ce que vous voudrez. Cette approche ne m’a jamais trompée et elle a fait toute la différence dans ma vie.

Ma seconde histoire parle d’amour et d’abandon

J’ai eu de la chance – J’ai vite su repérer dans ma vie ce que j’aimais faire. Woz et moi avons lancé Apple dans le garage de mes parents quand j’avais vingt ans. Nous travaillions dur, et en dix ans, Apple est partie d’un garage avec nous deux pour devenir une société de plus de 4 000 employés et deux milliards de dollars de ventes. Nous venions de lancer notre plus belle création, le Mackintosh, une année plus tôt et je venais d’avoir trente ans. Puis, je fus viré. Comment peut-on être viré de la société qu’on a lancée ? Eh bien, Apple grandissant, nous recrutâmes quelqu’un que je croyais très talentueux pour diriger la société avec moi, et pendant à peu près un an, tout alla bien. Puis nos visions de l’avenir commencèrent à diverger et finalement il y eut rupture. Le conseil d’administration prit son parti et à trente ans, j’étais dehors. Et de manière très visible. Ce qui avait représenté toute ma vie adulte m’abandonnait. Ce fut une tragédie.

Je n’avais aucune idée de ce que j’allais bien pouvoir faire et cela dura plusieurs mois. J’avais l’impression d’avoir abandonné la génération d’entrepreneurs qui m’avait accompagnée, d’avoir laissé tomber le bâton du relais qui m’était confié. Je rencontrai David Packard et Bob Noyce et je tentai de m’excuser pour avoir aussi lamentablement échoué. C’est un échec très visible et je pensai même à quitter la Vallée. Mais quelque chose commença à renaître en moi – j’aimais toujours ce que je faisais. La tournure des événements chez Apple ne m’avait pas changé d’un iota. Et je décidai donc de tout recommencer.

Je ne l’avais pas ressenti au début mais être viré de chez Apple était la meilleure chose qui pouvait m’être jamais arrivée. Le fardeau du succès céda la place à la légèreté d’être à nouveau un débutant, moins pétri de certitudes. Cette liberté me permit d’entrer dans une des périodes les plus créatives de ma vie.

Pendant les cinq années qui suivirent, je fondais une société appelée NeXT, une autre société, appelée Pixar, et je tombai amoureux de cette personne fabuleuse qui deviendrait ma femme. Pixar parvint à créer le premier dessin animé de synthèse, Toy Story, et est aujourd’hui le studio d’animation le plus puissant du monde. Par un acte du destin étonnant, Apple acheta NeXT ; je retournais chez Apple et la technologie que nous développions chez NeXT est au cœur de la renaissance actuelle d’Apple. Et Laurene et moi avons ensemble une famille merveilleuse.

Je suis à peu près sûr que rien de tout cela ne se serait passé si je n’avais pas été viré d’Apple. Ce fut un traitement très douloureux, mais j’imagine que le patient en avait besoin. Parfois la vie vous frappe comme une pierre en pleine tête. Ne perdez pas la foi. Je suis certain que la seule chose qui me permit de continuer est que j’aimais ce que je faisais. Vous devez découvrir ce que vous aimez. Ceci est vrai pour votre travail comme pour vos amours. Votre travail va remplir une grande partie de votre vie et la seule manière d’être véritablement satisfait est de faire ce que vous croyez être du très bon travail. Et la seule manière de faire du très bon travail est de faire ce que vous aimez. Si vous n’avez pas encore trouvé, continuez à chercher. Ne vous résignez pas. Comme toutes les affaires du cœur, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et comme toute grande relation, elle s’améliore et s’embellit avec les années. Alors continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez. Ne vous résignez pas.

Ma troisième histoire parle de la mort

Quand j’avais 17 ans, j’ai lu une citation qui disait quelque chose du genre : « Si tu vis chaque jour comme si c’était le dernier, un jour, tu auras certainement raison. » Cela m’impressionna et depuis lors, depuis 33 ans, je me suis regardé chaque matin dans la glace en me demandant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est ce que je ferais ce que je suis sur le point de faire aujourd’hui ? » Et à chaque fois que la réponse était « non » trop de jours d’affilée, je savais que je devais changer quelque chose.

Ne jamais oublier que je vais mourir bientôt est le moyen le plus important que j’ai jamais utilisé pour m’aider à faire les grands choix de mon existence. Parce que presque tout, les espérances, la fierté, la crainte de la honte ou de l’échec, ces choses s’évanouissent face à la mort, ne laissant vivace que ce qui compte vraiment. Ne pas oublier que l’on va mourir est le meilleur moyen que je connaisse d’éviter le piège de penser que l’on a quelque chose à perdre. Vous êtes déjà à nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre les aspirations de son cœur.

Il y a environ un an, un cancer m’a été diagnostiqué. J’ai subi un scanner à 7h30, un matin, qui montra clairement une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas. Les médecins m’annoncèrent qu’il s’agissait certainement d’un type de cancer incurable, et que je ne devais pas espérer vivre plus de 3 à 6 mois. Mon médecin me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui est la manière de la profession médicale de vous préparer à mourir. Cela signifie d’essayer de dire à vos enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez avoir le temps de leur dire dans les dix prochaines années. Cela signifie être sûr que tout est planifié pour faciliter l’avenir de votre famille. Cela signifie dire au revoir.

Toute cette journée là, j’ai vécu avec ce diagnostic. Plus tard, dans la soirée, on m’a fait une biopsie. On m’a glissé en endoscope dans la gorge, à travers mon estomac et mes intestins, on a enfoncé une aiguille dans mon pancréas pour prélever quelques cellules de la tumeur. J’étais sous anesthésie, mais ma femme, qui m’accompagnait, m’a raconté que lorsque les médecins virent les cellules au microscope, ils se mirent à pleurer car il se trouva que j’avais une forme très rare de cancer du pancréas qui peut être soignée par chirurgie. J’ai subi une intervention chirurgicale et je vais bien aujourd’hui.

Il s’agit de ma plus proche expérience de la mort, et j’espère que ce sera la plus proche que j’aurai connue pour les dizaines d’années à venir. Ayant vécu tout cela, je peux vous en parler avec un peu plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept, certes utile, mais purement intellectuel.

Personne ne souhaite mourir. Même ceux qui rêvent du paradis ne veulent pas mourir pour y monter. Et pourtant la mort est la destination que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est ainsi que cela doit être, parce que la Mort est sans doute la plus belle invention de la Vie. Elle est l’agent du changement pour la Vie. Elle nettoie l’ancien pour laisser la place au neuf. Vous êtes le neuf, mais un jour, pas si éloigné, vous deviendrez progressivement l’ancien et vous serez nettoyé. Désolé d’être aussi tragique, mais c’est la vérité.

Votre temps est compté, alors ne le gaspillez pas à vivre la vie d’autrui. Ne restez pas prisonnier des dogmes, c’est-à-dire du résultat des pensées d’autrui. Ne laissez pas le bruit des opinions assourdir votre propre voix intérieure. Et plus important encore, ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. Ils savent quelque part déjà ce que vous voulez vraiment devenir. Tout le reste est secondaire.

Quand j’étais jeune, il y avait une publication fantastique, intitulé le Catalogue Whole Earth, qui était une des bibles de ma génération. Il avait été créé par un homme qui s’appelait Steward Brand, pas loin d’ci à Menlo Park et celui-ci l’avait produit avec une touche poétique. C’était à la fin des années soixante, avant les ordinateurs personnels et la bureautique, alors il était fait à l’aide de la machine à écrire, des ciseaux et des appareils Polaroid. C’était une sorte de Google en papier, 35 ans avant l’arrivée de Google : il était idéaliste et débordant de jolis trucs et de grandes idées.

Stewart et son équipe publièrent plusieurs éditions du Catalogue Whole Earth et la vie suivant son cours, le dernier numéro fut publié. C’était au milieu des années soixante-dix et j’avais votre âge. Sur la quatrième de couverture de ce dernier numéro, il y avait une photographie d’une route de campagne au petit matin, le genre de celles que vous parcourez peut-être en joggant si vous êtes un peu curieux. Au dessous, se trouvaient les mots : « Restez insatiable. Restez fou ». C’était leur message d’adieu au moment de tout arrêter. Et je me suis toujours souhaité de le rester. Et maintenant que vous allez recevoir votre diplôme et entrer dans la nouveauté, je vous le souhaite également.

Restez insatiable. Restez fantaisiste.

Merci beaucoup.

(texte du discours de Steve Jobs, PDG d’Apple Computer et des studios d’animation Pixar donné lors de la remise des diplômes de l’université de Stanford le 12 juin 2005.)

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Luc De Bruyckere – Voorzitter VOKA

Open brief aan mijn kleinkinderen

Lieve Arthur, Julie en Louise,

Jullie zijn vandaag respectievelijk 6 jaar, 4 jaar en 6 maanden jong. Over 18 jaar, in 2028, zullen jullie prille twintigers zijn. Het zal dan jullie beurt zijn om het te maken in de wereld der volwassenen.

Hoe zal die wereld eruit zien? Het is een veilige gok om te zeggen dat internationaal de economische en dus ook de politieke machtsverhoudingen er helemaal anders zullen uitzien. Als China en India hun “double digit”-groei van het voorbije decennium voortzetten, zullen ze in 2028 minstens vier of vijf keer de omvang hebben van vandaag. En nu al is hun directe impact op onze economie zo groot.

En hoe zal onze Vlaamse wereld eruit zien? In 2028, als ik dan nog leef, ben ik een oude man. We zullen met velen zijn, die grijze babyboomers, en dat zal zich laten voelen. Als de gezondheidszorgen in dit land elk jaar, zoals voorzien, reel met 4,5 procent zullen groeien, dan kosten ze in 2028 het dubbele van vandaag. Het is al berekend: om de prijs van de vergrijzing te betalen – de extra pensioenen, de groei in de zorgsector – zullen jullie, net als alle werkende mensen op dat moment, elk jaar ruwweg 3.000 euro extra belastingen moeten betalen. In een doemscenario wordt dat zelfs nog meer. Ik wil jullie dat niet aandoen.

Ja dus, ik maak me zorgen over onze welvaart, over jullie welvaart. Ik weet dat ik niet de enige ben. We zien allemaal welke grote verschuivingen er op komst zijn in de internationale wereld. We zien grote en creatieve spelers die stilaan stukken van onze traditionele markten inpakken. We lezen elke dag in kranten, in wetenschappelijke rapporten en in jaarverslagen van gerenommeerde instituten welke uitdagingen op ons afkomen, wat onze handicaps zijn, waarom we in relatieve termen steeds meer terrein verliezen.

Lieve Arthur, Julie en Louise,

Loopt jullie toekomst echt gevaar? Ik moet helaas antwoorden: ik vrees het wel. Tenzij. Tenzij de moeders en vaders en oma’s en opa’s van vandaag hun verantwoordelijkheid opnemen en echt orde op zaken stellen.

Eigenlijk zou ik me niet zoveel zorgen hoen te maken. Want als ik rond mij kijk en met mensen praat, dan zie ik zo vaak mensen die met plezier werken, die het beste van zichzelf geven. Ze identificeren zich met hun job. Ze werken niet voor hun onderneming, ze zijn hun onderneming. Ze brengen veel ondernemingszin op. Ze voelen zich verantwoordelijk voor wat zij voor hun organisatie kunnen betekenen.

Ik zie woveral ondernemers die hard knokken, uit zorg voor hun onderneming en hun mensen. Ze willen vooruit – voor zichzelf, voor hun mensen, voor hun regio en ze verdienen daarvoor ons aller respect. Ik ontmoette pas een vakbondsleider die mijn bekommernis deelt en die zich bereid verklaarde om mee te werken aan vernieuwing. Ik zie een minister-president die begaan is met dezelfde zorg en die probeert met zijn ministers de zaken te versnellen. Dat is nodig en daarom steunen we hen.

Wat moet er dan gebeuren? Ik moet de analyse niet opnieuw maken. De oplossingen zijn bekend. We hebben ze samen opgesteld in het Strategisch plan voor Vlaanderen, ViA. We hebben er ons toe verbonden, in het Pact 2020, om ze te realiseren. Maar alleen als we het samen doen, zullen we slagen.

Samen, dat betekent dat wij ondernemers radicaal investeren in de vernieuwing van onze business en onze economie, in de internationalisatie van onze activiteiten en in de ontwikkeling van onze mensen. Want enkel op die manier kan de werkgelegenheid van de toekomst worden gerealiseerd. Dan pas zullen er duurzame jobs komen.

Samen, dat betekent dat de sociale partners de hele organisatie van de arbeidsmarkt helpen moderniseren en op de toekomst richten. Mobiliteit op de arbeidsmarkt wordt daarbij onze gemeenschappelijke doelstelling. Dat vraagt dat we investeren in kennis, in vaardigheden en attitudes die ervoor zorgen dat veel meer mensen met plezier veel langer kunnen en willen werken. En het betekent ook dat jonge mensen ruimte en goesting krijgen om te ondernemen.

  • Communautaire vrede

Het houdt ook in dat de ondernemingskosten competitief blijven. Dat alle overheden in dit land hun budget op orde stellen. We zijn nihet Griekenland aan de Noordzee en willen dat ook niet worden. Een efficinte overheid aan een redelijke kostprijs is daarom een basisvoorwaarde om onze welvaart op peil te houden.

Samen, dat houdt ook in dat we institutioneel ons huis in orde brengen. Ik geloof in een responsabiliserend federalisme. Als de regio’s de nodige instrumenten krijgen om hun eigen beleid te voeren, dan wordt het hele land daar beter van. Daarvoor is communautaire vrede nodig en moeten we tegelijk sneller gaan.

Lieve kleinkinderen,

Ik ga ervan uit dat er voldoende verantwoordelijke mensen zijn die dit ook allemaal wensen. We hebben ze allemaal nodig. Ik wens ons toe dat we in 2028, als jullie de eerste stappen zetten op de arbeidsmarkt, trots kunnen zeggen: “Het was niet eenvoudig, maar het is ons gelukt.” We hebben tenslotte geen andere keuze.

En dan is het aan jullie…

We zijn nihet Griekenland aan de Noordzee en willen dat ook niet worden. Een efficinte overheid aan een redelijke kostprijs is daarom een basisvoorwaarde om onze welvaart op peil te houden.

Luc De Bruyckere, voorzitter Voka

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François Schwennicke, Maroquinerie Delvaux

Lettre à mes petits-enfants

Mes chéri(e)s,

Sans doute nous serons-nous seulement croisés dans votre petite enfance. Au moment où vous serez en âge de lire cette lettre, j’aurai probablement pris une autre forme de vie. D’aucuns l’appellent la mort, d’autres encore le paradis ou l’enfer. Pour ma part, malgré une éducation catholique, j’ai toujours été sensible au concept de réincarnation depuis ma petite adolescence.

Sensible à l’approche Bouddhiste, j’ai toutefois ajouté aux préceptes de ma propre religion quelques autres notions, dont certaines empruntes d’Epicurisme.

Considérez-moi donc comme un croyant par rapport au potentiel de l’Homme d’atteindre sa part de ‘divinité’ sur terre. Aussi parce que je ressens chaque individu comme un maillon d’une histoire dont le plan d’ensemble dépasse encore aujourd’hui tous nos concepts de temps et d’espace.

Le comportement d’un individu étant influencé par sa manière d’envisager l’au-delà, ce préambule me paraissait nécessaire pour que vous compreniez mieux les fondements qui ont guidé mes choix de vie et ce que ce que je voulais vous transmettre.

Mes grands moments n’auront pas été des grandes victoires sur moi (au mieux) ou sur les autres (au pire). Ce furent en réalité des expériences d’un sentiment profond de communion avec d’autres personnes, que ce soit à deux ou en groupe et ultimement avec moi-même en rentrant en contact avec une dimension de soi qui vous fait ressentir que tout est Un.

Cette quête est devenue pour moi la chose essentielle en alternant les périodes introverties pour se centrer et extraverties pour partager et vivre collectivement cette unité.

La vie offre heureusement de nombreuses voies pour y arriver dès que vous franchissez votre seuil de confort dans ce que vous faites. Cela nécessite bien sûr de l’effort, de la patience, de la concentration, de la volonté mais aussi de l’enthousiasme et de la créativité.

N’ayez peur ni de vous tromper, ni de l’échec. On apprend beaucoup plus de ses erreurs que de ses succès car elles vous aident à vous remettre en question et vous ouvrent souvent de nouvelles voies.

Comme tout est alternance, après l’effort, soyez généreux avec vous-même et ceux qui vous entourent et soignez votre corps sans qui rien n’est possible.

D’un point de vue matériel, vous n’aurez pas beaucoup hérité de moi. D’abord parce que je n’ai pas cherché à accumuler des richesses et ensuite parce que la chose la plus importante à tenter de transmettre, à mes yeux, est un socle qui permette à ses enfants de développer leur propre confiance et estime de soi.

J’espère donc surtout avoir réussi à transmettre à vos parents cet amour d’eux-mêmes et des autres, cette confiance dans la vie pour qu’ils tentent de vous les transmettre.

Lors d’une de mes périodes de retraite durant laquelle je réfléchissais au sens de ma vie dans les années 90, ces quelques mots m’ont été soufflés de l’intérieur: ‘Mets du Cœur là où il y a de la pierre’. Cela m’a profondément marqué. Que ce soit au sein des entreprises que j’ai pu gérer, des associations dont j’ai fait partie, et bien sûr avec les gens qui m’entourent ou croisent ma route, j’ai essayé de respecter ce message en plaçant notamment l’humain au centre de mes préoccupations.

Contrairement à ce qui était traditionnellement enseigné par les générations précédentes, j’ai ressenti au plus profond de moi que l’ouverture vers l’autre passait par l’humilité et la transparence. Ne cherchez donc pas à cacher votre vulnérabilité, votre émotivité mais au contraire partager vos doutes. Tant pis pour ceux qui y verront de la naïveté. Eloignez vous d’eux mais vous verrez que la Vie mettra en général sur votre chemin les personnes dont l’âme fait écho à la vôtre.

J’ai tenté de donner un sens contributif collectif long terme à la plupart de mes actions même si je n’y suis pas toujours arrivé (mais je ne désespère pas). Tantôt parce que je n’ai pas trouvé la volonté de tenir jusqu’au bout (j’ai aussi été un grand paresseux), tantôt parce que la quête du profit court-terme s’était tellement généralisée au début du 3ème millénaire cette vision rencontrait peu d’écho malgré les discours des classes dirigeantes sur le développement durable en opposition avec leur comportement quotidien.

J’espère que quand vous lirez ces lignes, une conscience collective aura refait surface pour que derrière tout projet , simple comme ambitieux, on retrouve un sens collectif et une volonté d’améliorer de manière plus équitable les conditions de vie sur notre belle planète bleue. (Sans doute n’aurez-vous d’ailleurs pas le choix après le carnage que les générations passées vous auront laissé).

Si l’argent est toujours le maître à votre époque, gardez en tête qu’il n’est pourtant qu’un moyen, tout au plus un but intermédiaire mais pas une fin en soi, que ce soit pour un individu ou pour toute forme d’organisation à laquelle vous appartiendrez. Obstinez-vous donc à rester idéaliste et à trouver du sens.

Et si comme moi, vous avez l’occasion de regarder un peu en arrière sur le parcours de votre vie, ce que m’a notamment permis cet exercice, vous constaterez, j’espère, que ce ne sont pas les richesses matérielles qui vous auront procuré le bonheur mais bien les moments d’échanges et de grandes émotions dont j’espère aujourd’hui, à la presque veille de mes 50 ans, en vivre un jour quelques-uns avec vous.

Votre Grand-père,

François Schwennicke

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Hubert de Kemmeter

1) L’héritage que je te transmets. Mon souhait pour toi.

Je souhaite te transmettre, avant tout, une corbeille de valeurs de famille :
tu y trouveras l’honnêteté, la persévérance, l’enthousiasme d’apprendre.
Tu nommeras les qualités de ce capital: LES VALEURS HUMAINES.

Celles-ci te donneront une attitude positive, une ouverture d’esprit, et un esprit d’entreprendre…
Mon souhait pour toi est que tu sois heureux, que tu connaisses le bonheur d’une famille, et
que tu ressentes et que tu vives l’équilibre entre ton coeur, ton corps et ton esprit.

Que tu connaisses dans ta profession future ce que j’ai intitulé l’aspect des 4 E:
“ECONOMIE, ECOLOGIE, ETHIQUE, ESTHETIQUE”

Puisses-tu t’appliquer , dans tes projets concrets , au souci du détail (zero defects).

Mon souhait pour toi est aussi que tu décides de faire une année d’étude post-universitaire à l’étranger.

2) Les choses importantes que m’ont appris les grands moments de ma vie.

Ton potentiel est nettement plus élevé que tu ne crois : dès lors, décides ce que tu ressens, sans nécessairement faire confiance aux “soi-disant” conseillers…

Mon expérience professionnelle me l’ont appris : ingénieur-conseil d’UCB au Pakistan, chef de projet organisation et informatique à UCB, création d’un jardin des papillons au Zoute,…

Emerveille-toi des équilibres dans la nature.

Vis avec les saisons : celà te donnera un avant-goût de l’infini…

Pense à : ” EVERY DAY I THANK GOD TO LIVE IN THAT WONDERFUL WORLD “.

Pense à : MENS SANA IN CORPORE SANO”… et pratique le sport pour sentir ton corps (tu n’en as qu’un seul) et pour apprendre à connaître la vulnérabilité de l’humain.

Devenir “Père” ou Mère” et voir tes enfants grandir et s’épanouir en cherchant leur propre

accomplissement.

3) La valeur ajoutée humaine que j’aimerais créer pour contribuer au bien commun

Encourager chacun avec un grand sens civique, par respect notamment pour chaque personne
qui contribue à la continuation de la création.

De ta naissance à ton décès, sur une échelle de temps, tu chemines vers l’infini.
Songe en permanenece à l’aspect spirituel et religieux de ta vie…

4 ) La chose que j’aimerais faire avec toi

- T’accompagner dans un de tes projets : un travail , une étude , un voyage et s’émerveiller en parcours

- Créer quelques biotopes avec toi pour enrichir la nature

- Que je puisse répondre à tes questions, et que tu les enregistres pour tous nos descendants; ce sera ainsi : “Mon testament parlé”

- Que je puisse admirer avec toi un lever ou un coucher de soleil

- Et savoir, en pensée , que tu vis avec tendresse….

Hubert de Kemmeter

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Jean-Pierre THILL

Jean-Pierre THILL

Avenue A. Michael

8888 Présent

Présent, le 12 Août 2010.

Chers petits-enfants,

Je ne vous connais pas encore au moment de cette lettre et je voudrais partager avec vous, non pas un passé qui fut ce qu’il devait être, mais quelques réflexions qui pourraient vous servir.

J’ai vécu, dans les années 50 et 60, une jeunesse insouciante, dans un environnement de croissance industrielle et économique, à une période au cours de laquelle on disait bonjour à son voisin et on pouvait laisser son vélo devant la porte. L’informatique n’existait pas et on « tournait » des 45 tours …

Bien plus tard, heureusement, j’ai appris que tout ce que j’ai vécu était la conséquence de mes choix et de mes actes :

Ainsi, le choix de ma première épouse néerlandaise combiné au choix de mon premier employeur a déterminé le début d’un scénario de vie qui connu ses hauts et ses bas.

Je sais maintenant que pour avoir des « hauts », il faut des « bas », et que dans chaque « bas » il y a le potentiel pour remonter plus haut …

Mon grand-père maternel était un original à son époque de croire à des lois universelles qui si comprises ouvriraient les horizons du mental, permettraient le contrôle de l’émotionnel et l’ouverture spirituelle !

Souvent, quand nous allions chez mes grands-parents, il m’appelait dans son bureau plein de livres, de cahiers de notes et partageait avec moi, dans le grand secret, le résultat de ses découvertes et expériences.

Je ne me doutais pas à l’époque que ceci ferait partie intégrante de ma personne.

L’exemple le plus « foudroyant » est la rencontre avec Hanna.

Etant veuf, et sortant uniquement pour donner des trainings au club de chiens, je me suis fixé comme objectif d’y rencontrer une charmante, intelligente et intéressante partenaire. Bien que ce ne soit pas du tout le genre d’endroit pour y faire des rencontres galantes, j’y ai rencontré Hanna !

Nous ne nous sommes pas reconnus tout de suite au cours de cette rencontre. Mais, les Circonstances ont produit l’impossible : se retrouver côte à côte en voiture à la sortie de deux tunnels Bruxellois différents à la même seconde pour se côtoyer sur quelques centaines de mètres. Et pour s’assurer que nous avions compris le message, le Destin, a répété ce prodige à 2 reprises encore. Là nous avions compris : cela s’appelle la synchronicité : les choses « se mettent en place », il faut lâcher prise et dans le cas contraire, il y a message de changer ?

Dans la vingtaine-trentaine, à une période appelée la « guerre froide », manipulé par les médias, je vivais en considérant le monde externe comme un agresseur, ce qu’il me confirmait régulièrement !

J’ai appris peu à peu à mieux cibler mes pensées, à mieux diriger mes actions.

Hanna était surprise, au début de notre relation, de la dimension qu’avais mon monde : sauver des gens en détresse, de la violence ou des situations critiques telle que le feu dans un hôtel. Je me déplaçais d’ailleurs toujours avec un kit de survie, comprenant corde de rappel, couteau de Rambo (vous ne le connaissez pas, cela vaut mieux d’ailleurs ! Ce couteau de grande taille disposait d’une boussole, d’allumettes, de fil de pêche, et autres instruments de première nécessité), etc ….

Elle m’a ouvert les yeux, et figurez-vous que, changeant ma perception du monde, mon monde a profondément changé pour un monde d’amitié et d’amour !

Maintenant mieux « armé », je sais que le monde extérieur reflète mon monde intérieur, et je vous invite à prendre ceci en considération.

La vie n’est pas un combat, mais c’est quel en est le but alors ?

Je me le suis longtemps demandé et la réponse est simple : c’est d’être heureux !!!

C’est ce que je vous souhaite, le bonheur et surtout la reconnaissance du bonheur : celui de vivre, celui de partager, d’être au service d’un autre, celui d’exprimer votre talent, celui de permettre aux autres d’exprimer le leur, et quand on n’est pas dans la zone rouge (haut du compte tours de l’automobile de mon époque), être heureux de pouvoir encore progresser.

N’attachez aucun lien émotionnel aux choses que je pourrais vous laisser, cela vous garderait dans le passé ! Débarrassez-vous au bénéfice de celui qui en a l’utilité.

Tout est énergie, et l’énergie doit circuler. Avez-vous déjà remarqué comme les vieux livres, les archives sentent la mort, comme les vieux vêtements non utilisés ont perdu leur charme ! Faites circuler !

Aujourd’hui, je travaille pour une grosse entreprise (plus de trente mille personnes) qui tente vainement de résister à l’érosion de l’âge. Pourquoi j’y suis ? Je me le demande régulièrement : c’est le plaisir d’évoluer au contact de collègues intéressants, d’affuter mes talents.

Pourquoi celle entreprise-là ? J’en ai vu d’autres, différentes certes, mais avec les mêmes hommes et femmes, avec les mêmes préoccupations, les mêmes peurs. Il n’y a que l’emballage qui est différent, le cœur est le même, et peut-être y-a-t-il encore plus de cœur dans cette entreprise.

Quand vous aurez l’âge de lire ces mots, je serai pensionné, et j’aurai tout le temps pour moi, comme on dit !

Je vous propose de faire une promenade dans votre nature, celle que nos générations ont laissée. En passant nous dirons un bonjour sincère au voisin, et peut-être entendrons nous un oiseau chanter, le vent dans les sapins ou ce qui poussera encore à ce moment, sinon, on regardera le ciel et la création du moment. Dans tous les cas, je me réjouis de passer un moment côte à côte …

Aimez-vous, trouvez votre talent et surfez les vagues du bonheur !

Je vous aime,

Bon-papa

PS. J’ai « tapé » cette lettre sur mon ordinateur, pour être « in ». Avant, on l’aurait écrite de sa main …

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Pascal de Roubaix

Remet toujours ta casquette !

Lettre à mon futur petit-fils que j’attends avec de plus en plus d’impatience.

Mon garçon,

Souvent, pour s’amuser, un camarade d’école attrapait au vol la casquette grise de collégien anglais qu’à ton âge je portais chaque jour. Elle servait alors de ballon à quelques condisciples plus taquins que méchants, jusqu’à ce que je parvienne à la sauver dans la bousculade sans pitié que ce jeu peu amical provoquait invariablement.

Il faut dire que mon père (ton arrière-grand-père, donc, qui est au ciel depuis bien longtemps) était né juste avant la première grande guerre mondiale et que son papa, officier de réserve, avait envoyé femme et enfant se réfugier en Angleterre pendant qu’il faisait la guerre. Cette guerre a duré beaucoup plus que tout le monde pensait, et donc, ton arrière-grand-père a été élevé comme un petit Anglais de l’époque. Il ne rentra d’ailleurs en Belgique qu’à 7 ans en parlant français avec un redoutable accent anglais. Il en a gardé toute sa vie une véritable vénération pour tout ce qui était « british », ce qui explique, pour mes frères et moi, nos tenues et …nos casquettes.

Le ciel m’ayant placé quatrième de cinq enfants et généreusement servi au niveau des épaules, j’avais assez tôt réussi à me faire respecter des petits de mon âge. Mais les « grands » ont continué longtemps à me poser problème malgré mes frères qui n’étaient pas les moindres des alliés. Or, nos échauffourées avaient plusieurs fois perturbé la cour de récréation et la chose avait énervé les surveillants et même alerté le préfet de discipline qui, mi-attendri, mi-sévère, s’en était ouvert à nos parents.

Quelle allait être leur réaction ? Nous n’étions pas tranquilles car toujours, à leurs yeux, les professeurs avaient raison.

J’ai eu alors le plus beau compliment de ma vie, quand Maman me dit toute sa fierté d’apprendre que sans faiblir, chaque fois que l’on me l’enlevait, je ramassais et je remettais crânement (c’est le cas de le dire) ma casquette sur ma tête.

Si je te raconte ceci c’est que plus tard dans ma vie, à chaque obstacle qui me désarçonnait, à chaque coup qui me blessait, à chaque échec, Maman était là pour me rappeler ma casquette. « Souviens-toi », me disait-elle, « depuis ton enfance, jamais tu n’abandonnes, tu as toujours remis ta casquette ! ».

Ce rappel m’a souvent sauvé et fait franchir les divers obstacles que, comme tout le monde, j’ai rencontrés. Mais c’est l’attitude de Maman, dans les moments où j’étais perdu, qui m’a le plus marqué. Elle ne me plaignait pas, ne me chouchoutait pas, ni n’essayait de me consoler de mes terribles bobos, non, en quelques mots elle me confirmait qu’elle était avec moi ; avec moi, c’est-à-dire avec celui qui toujours avait su remettre sa casquette.

Tu ne le sais peut-être pas, mon garçon, mais j’ai fait plusieurs métiers dans ma vie et, après d’autres expériences passionnantes, j’ai commencé à m’occuper d’aider les autres à trouver ou retrouver leur métier.

C’est ainsi que j’ai inventé un métier en le basant sur l’attitude de ma mère quand elle me voyait déboussolé. En d’autres mots j’ai repris à mon compte le coup de la casquette.

Les messieurs et les dames qui viennent me voir savent que je n’ai pas de travail tout prêt pour eux. Ils viennent parce qu’ils ne savent plus très bien où ils en sont, parce que leur métier les ennuie, qu’ils ne le supportent plus ou doivent en changer. Ils viennent me voir parce qu’ils ont perdu leur casquette.

Alors je les écoute et je n’essaye évidemment pas de les consoler ni même de les plaindre. Je ne fais pas semblant non plus de leur offrir un autre travail, non, ce serait beaucoup trop tôt. Pourquoi ? Parce qu’ils doivent d’abord retrouver leur casquette à eux, l’épousseter et la remettre crânement sur leur tête.

Leur casquette à eux c’est ce qu’ils savent faire, ce qu’ils aiment faire, ce qu’ils veulent faire : ce en quoi ils sont les meilleurs. Bref ce en quoi la Société a besoin d’eux.

Moi, la seule chose que je puis faire, c’est les aider à voir où elle se trouve, et, peut-être, à la remettre.

Je t’écris ceci, parce que tu n’es pas encore là et que je ne sais donc si je pourrai te le dire un jour, mais mon vœu le plus cher est que le Saint Esprit, par l’intercession de tes aïeux, te rappelle toujours dans les moments difficiles : « Bon sang ne peut mentir, et tu es de celui qui toujours remet sa casquette. Ne l’oublie jamais ! »

Ainsi, Dieu te bénisse.

Bon Papa.

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Michel de Kemmeter, UHDR UniverseCity Founder

Mes chers petits-enfants,

Enfants de Marie-Yasemin et de Jean-Axel,

  1. L’héritage que je te transmets, et mon souhait pour toi.

J’ai compris après avoir « joué le jeu » pendant des années, que l’héritage financier que je vous laisserai ne sera pas nécessairement un cadeau. Quand vos parents sont nés, et que je les ai vu grandir, je compris que de leur donner l’occasion de faire de nombreux sports, apprendre de nombreuses langues dont l’anglais et le turc, langue maternelle de votre grand-même (et de votre deuxième patrie), le pratiquer des arts, voyager, partager passions, amours et épreuves avec sagesse, étaient le vrai héritage qui resterait gravé en vous et qui vous donneraient courage et perspectives dans la vie. Aussi la connexion avec vos racines, votre cultures, vos religions familiales, connaître l’histoire de vos ancêtres.

Si vous héritez de ma maison et de mes meubles, ne vous sentez pas obligés… vendez-les et faites le projet qui correspond à vos goûts et à ceux de vos conjoints. Et si vous aimez les quelques souvenirs que nous vous laisseront, réservez-leur une petite place dans vos vies.

  1. Les choses importantes que m’ont appris les grands moments de ma vie

Que les clés pour avancer dans la vie sont: suivre ses intuitions et rêves; rester passionné par la Vie et par les nouvelles rencontres; ne pas faire de concessions sur ses valeurs profondes; que tricher ne paye jamais, qu’au contraire on rembourse au multiple – un jour; que l’humilité est la clé de l’apprentissage permanent; qu’être heureux c’est bon pour la santé; que pour avancer, il faut « ouvrir l’espace » à cet effet – les choses n’émergent pas toutes seules. Et surtouit, surtout, ne jamais se décourager quoi qu’il arrive. Il y aura toujours quelqu’un ou quelque-chose qui viendra éclairer vos questions du moment. Remercier la Vie pour chaque cadeau de santé et de bonheur qu’elle vous offre.

Je sais que vous allez naître dans une époque où toutes ces choses seront une évidence. Mais pour ma part, je continue humblement à avancer et à apprendre.

  1. La valeur ajoutée humaine que j’aimerais créer dans mon métier, pour contribuer au bien commun.

J’ai décidé de créer cette « UniversCité UHDR » afin de participer avec mes moyens et compétences à la catalyse sociétale et humaine que nous traversons. Le développement durable a trop été focalisé sur les choses extérieures, matérielles, alors que le tout se joue dans une dimension intangible, intérieure. Les gens jouent un rôle clé dans ce processus de « reconnexion ». A chacun de le faire et d’ensuite participer au projet humain planétaire, avec ses talents.

Permettre au plus grand nombre de se connecter avec le meilleur d’eux-mêmes… Permettre à entreprises et organisations de faire de même, et de revisiter leurs business-modèles en y ajoutant explicitement cette dimension de valeur ajoutée humaine. Qu’apportons-nous comme valeur aux employés, clients, actionnaires, partis prenants, autre que le financier ?

Pour ma part, je considère que mon évolution personnelle a un impact sur mon entourage. Et non pas l’inverse. J’espère que ce que j’aurai entreprise portera ses fruits pour le monde dans lequel vous allez grandir.

Plus simplement, au jour le jour dans mes rencontres, essayer d’être un vrai ami, un humain entier, disponible et ouvert.

  1. La chose que je ferai avec toi si j’ai le plaisir de te connaître,…

Observer les oiseaux, voyager dans des pays surprenants et rencontrer leurs habitants, chanter et danser ensemble, rire et faire des farces, parler du passé et de l’avenir, mais surtout profiter de chaque petit moment nous invitant à une profondeur et joie véritable…

à bientôt !

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